Tu vois venir le monde
Assis sur un banc
Ou tête à la fenêtre
Bouge, dors, qui
Que quoi dont fais-ce
Parle ris ou silence
Ton regard communie.
|
|
 |
 |
|
Tu existes d'un coup d'oeil
Celui que tu portes
Celui qu'on t'assène.
Combat de vides,
Incessant va-et-vient.
|
Assis dans ta solitude
Tu te sens vivant
Quêtant l'espace,
Le mesurant,
L'appréhendant.
|
|
 |
 |
|
Immobilité figée
Trahie par l'inlassable
Mouvement des yeux
Qui regardent sans voir
Et capturent l'instant
Pour entamer le suivant.
|
Ton regard se perd
Dans la nuit du temps
S'accroche à un fil
De lumière obscure
Ombre de soleil.
|
|
 |
 |
|
Et puis il relâche
Vagabonde ailleurs
S'arrête et puis repart
Trouve arrêt sur image
Le détail qui jette
Ou peut-être autre chose.
|
Et tu t'y consacres
Le cou dressé
Sourcils froncés
Songeant à peine
Coeur à l'affût.
|
|
 |