Venise (2/12)

 

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L'eau conquérante finit de prendre possession d'une cité dont les habitants, y compris les chats, se terrent à la première absence du soleil
 

 
Les nuits sont peuplées d'ombres livrées à elles-mêmes. Dans l'obscurité ainsi rendue silencieuse du bruit des hommes, le vacarme des gouttes sur l'eau s'oppose à celui des gouttes sur la pierre. Le vent tempétueux s'en distrait et jette les unes contre les autres par vagues d'assaut successives. Les cieux noirs se pressent et déversent leurs torrents imprécatoires. Dans la ville éteinte, l'eau monte doucement.

 

 

avant après

© Lisiere 2002 :
Texte et illustration
Daniel Bouillot.