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Son parvis moussu plonge dans le canal, prêt à accueillir
l'embarcation tant espérée et à diriger son occupant
vers les grands vantaux au bronze corrodé. Passé ceux-ci,
les boiseries du couloir se devinent à peine derrière le
drapé des tentures aux reflets pourpres. A droite, une porte donne
sur le salon où le lourd lustre de cristal frissonne à chaque
fois qu'elle s'ouvre. Les meubles laissent deviner leurs formes sous des
draps gris de poussière. Seule, dans un cadre largement doré
accroché sur le mur opposé, une peinture de l'école
du Canaletto ouvre le regard sur la lumière d'un lointain jour
de fête. Plus loin, dans le fond, un miroir piqué ne retient
plus aucun reflet.
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