Mais je ne sais toujours pas
où vont les morts
quand ils passent
comme des enfants graves
dans les prairies incendiées d’étoiles
Les volets les retiennent
hors de la chambre
Je n’ai pas peur
ça c’est fini
Les loups de l’armoire
dont tu disais
quelle innocence
qu’ils n’existaient pas
ont quitté la maison
Juste sous les draps
j’ai plié ton rire
et tes mots d’amour
je les entends la nuit
tes chuchotis
Le bouquet des adieux
est resté dans le vase
Il penche un peu.
© Lisière et les auteur(e)s – 2026