Dans Otsuni, la blanche, les toits ont leurs secrets
Les ruelles les gardent au fond de leur passé
Dans les matins-lumière, l’aube est bleue de soleil
Et au loin, tout là-bas la mer qui se réveille
Fait le bruit de la vie, celle qui est jolie …
J’imagine les mots que le décor apprend
Les murmures d’été racontés par les vents
Je ne suis que passante
Mais mon âme se perd dans la clarté soudaine
De cette opale pure à l’accent de fleurs folles
Aux couleurs égarées que le monde oublie trop …
J’entends alors la nuit à petits pas feutrés
Glisser sa robe de bal sur les pavés usés
Et le temps s’éternise sur une étoile filante
Je ne suis que passante
Mais je voudrais rester …
Otsuni, la ville blanche (Italie)
Photo : Viviane Fournier
© Lisière et l’auteure – 2026