VILE VILLE
Tu m’obliges à la promiscuité
aux frôlements sans désir
aux odeurs exacerbées
par les Diesel et les Opium
dans les transports communs
Tu restreins mes points de myrrhe
qui aime les lieux sains
les volutes en silence
par tes crissements et freins
près des tympans de mes sanctuaires
Tu exposes ma précarité
aux coups des masses
quand je dois me fondre dans
pour fonctionner avec
au lieu de dys-paraître à ma façon
Mais tu invites aussi parfois
à la table de tes cènes
de rue mon œil sévère
étroit comme un judas
méfiant comme un notaire
Amsterdam (Pays-Bas)
Photo : Emmanuelle Rabu
© Lisière et l’auteure – 2026