Cinépoème : Fanfare

Encore et encore
tu marches dans la rue.
Une note crochée à l’oreille
te tire vers la piazza.

Là elle t’attend,
déjà partie pourtant.

Le soleil t’écrase,
tu te sens fourmi
sous son poids brûlant.


Toujours et toujours
elle te prend la main
t’emmène on ne sait où
là-bas sur une place.

Elle te fait danser
encore et encore.

Le soleil cuivre,
les notes rigolent
dans la lumière.


Oublie, va, oublie le reste
Assieds-toi là par terre,
oublie ceux qui vont,
viennent et s’en sont allés.

Ferme les yeux
laisse les passer.

Le temps d’une fanfare
celui de quelques notes
qui vont, qui viennent,

et t’embrasent la vie.

 

Alcyon

Inspiré du film « En fanfare » d’Emmanuel Courcol (2024)

© Lisière et les auteur(e)s – 2025