J’ai toqué au village de mon enfance
À la mémoire des jours de toute folle insouciance
J’ai retrouvé les pierres, abreuvées de soleil
Le parfum des lavandes et du thym des garrigues
Les portes trop fermées protégeant l’horizon
Les murs un peu cassés du passé oublié…
Marcher dans les ruelles pour y croiser un chat
C’était aimer les ombres d’il y a longtemps déjà
Se sentir familière avec un bout de terre
Sur des chemins perchés que le mistral aimait…
Je devenais santon d’un instant de prière
A goûter dans mon âme ce petit coin d’Hier…
Tout est resté fidèle aux images gardées
C’est un attrape-cœurs, une si belle fugue
Le ciel m’a gâtée, un coquelicot y danse
Et j’ai les yeux ouverts sur un conte de fées
Il neige au Mont Ventoux mais le soleil chante
Et un oiseau sourit…
Rousset-les-vignes (Drôme)
© Lisière et l’auteure – 2026