Cinépoème : Harold

VF-harold

Le banjo a souri en haut de la colline
Un petit air funèbre que les fleurs ont cueilli
Ce n’était pas si triste, ça parlait d’un amour
Que la vie même en grand aurait pu ne pas voir
Mais c’était bien la Vie, Elle et Lui en folie
Déshabillant l’ennui, bravant les interdits
Se mariant pour de faux dans une vraie histoire
Et moi, quand je la lis, je me nourris d’espoir
À croire que c’est joli d’aimer sans rien prévoir
Ou de faire du silence un complice attendri
Qui danse doucement sur les lignes du temps
Pourvu qu’on ait envie de ne pas être grand
Un moment, un moment tellement
À l’envers d’un écran …
Envier la vieille femme, vouloir être l’enfant
Et suivre alors le vent au-delà des courants …

Viviane Fournier

Inspiré par le film « Harold et Maude » de Hal Ashby (1971)

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