Photo-Roman (5/12)

Donna Tartt, dans ce roman “épopée” foisonnant de passions (prix Pulitzer 2014), nous emmène dans une peinture aux multiples touches.

Un jeune garçon, Théo, va voir son destin bouleversé par un événement tragique qui lui fera rencontrer un chardonneret…

Roman d’espoirs et de frustrations, d’amours et d’amitiés, de réminiscences et de modernités.

“Le chardonneret élégant est une espèce de passereaux de la famille des fringillidés, partiellement migratrice, petite est très bariolée”. Franchement, si vous n’avez pas vu cet oiseau, allez le voir au moins sur Wikipedia d’où j’ai tiré cette description. Et de rajouter “Il est assez gracieux, très sociable, et son vol est onduleux et dansant, mais très erratique”. Je n’irai pas plus loin, tant ces deux extraits décrivent bien le roman de Donna Tartt et son petit tableau qui fait office de McGuffin tout au long de ces nombreuses pages. Oui, il s’agit d’un roman élégant qui nous emmène de New-York à Las Vegas en passant (plus tard) par Amsterdam. Très erratiques, ces petits oiseaux… Très sociables aussi, au contact de nombreux personnages tout aussi bariolés, dans toutes les tonalités de l’arc-en-ciel, du plus sombre au plus lumineux.
J’ai été littéralement emporté par le début de ce roman, tendre et lumineux, sombre et tonitruant. Et le reste à l’avenant, il suffit de suivre Théo, un peu paumé (il y a de quoi) et tout de même bien déterminé, malgré les accrocs provoqués par la vie américaine. Mais nous le savions : pas si simple d’être américain. Ni d’être tout simplement humain d’ailleurs.

Analyses et critiques du roman sur Babelio

D.B.