Photo-Roman (7/12)

Haruki Murakami, se plait à nous faire explorer nos limites sensorielles.

Un jeune homme, une jeune femme, une femme plus âgée. Histoire d’amours, de disparitions et de quêtes.

Entre Japon et Grèce, ce roman nous fait voyager dans des espaces aux nombreuses dimensions.

Une bonne façon de commencer à découvrir l’univers narratif bien particulier de Murakami.

Second livre lu après “Kafla sur le rivage” qui m’avait littéralement enthousiasmé, une espèce de révélation à se demander comment un tel rivage avait pu nous échapper jusqu’alors. Un choc similaire à ce que j’ai pu ressentir en regardant “La princesse Mononoké” de Hayao Miyazaki, durant la séance d’ouverture du Festival International d’Animation d’Annecy, sans avoir la moindre idée de ce que j’allais voir. Lire Haruki Murakami avec cette même “virginité” littéraire, je le souhaite à tout lecteur avide de sensations déroutantes.
Si ce second livre, celui qui nous intéresse ici, fut absorbé sans difficulté, il ne me parut pas à la hauteur des attentes que j’avais fondées sur la base du premier. Il n’en reste pas moins que dérouté, je le fus à nouveau, et bien suffisamment pour poursuivre l’exploration des ouvrages de ce bel auteur, et qui continuèrent de me ravir, à tous les sens de ce verbe. Et ravi, je reste à parcourir ces univers aux frontières de nos réalités, et si proches pourtant. Qui n’a pas déjà vu deux lunes dans le ciel d’une de ses nuits ? Et qui ne s’est pas demandé un jour où pouvait bien être son (sa) bien-aimé(e) ?
Alors bien sûr, dans ce cas précis, une île grecque, c’est un beau phantasme (Léonard Cohen en fut un bel exemple), et un Spoutnik aussi d’ailleurs…
Quoi qu’il en soit, prenez un livre de Haruki Murikami, je vous souhaite un bon voyage.

Analyses et critiques du roman sur Babelio

D.B.