Photo-Roman (9/12)

Il est des personnages qui forcent l’admiration par leur éclectisme et leur inventivité. L’un des plus emblématiques d’entre eux a vécu à Oxford à la fin du XIXème siècle, mathématicien, logicien, écrivain, photographe et même diacre, il s’agit bien sûr de Charles Lutwidge Dogson, plus connu sous le nom de Lewis Carroll. Un anglais très “British” que je place, sur mon étagère des gens doués, à côté de l’italien Léonardo da Vinci et du français Charles Cros.
L’idée du miroir est venue, paraît-il, d’une petite expérience que Charles Dogson se plaisait à soumettre aux petites filles qui l’entouraient, leur plaçant une orange dans la main droite et leur demandant dans quelle main leur reflet dans un miroir la tenait alors.
Ce livre aurait pu s’appeler “Alice 2” s’il était paru de nos jours, tant il est dans la continuité du fameux “Alice”, sans pour autant chercher à exploiter les mêmes sillons, bien au contraire. On y fait la connaissance de Tweedeldum et Tweedeldee, de Humpty-Dumpty, sans parler des nombreuse pièces de l’échiquier magique concocté par l’auteur, reines bien sûr, mais aussi rois et cavaliers…
Dans ma mémoire restera surtout le somptueux poème Jabberwocky commençant par : “’Twas brillig, and the slithy toves…” O combien difficile, voire impossible à traduire en français… En voici tout de même une version : “Il était reveneure: les slictueux toves…” je vous laisse découvrir la suite dans ce délicieux livre d’aventures extravagabondelles.

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D.B.