Le sapin n’est pas bleu et le ciel n’est pas vert
La route est cabossée et le monde à l’envers
Sur les galets rouillés de souhaits trop lointains
Des ailes-papillons écorchent leur envol
En frissonnant du temps qui les rend tout chagrins
Je refuse le gris dans l’azur esquissé
Il s’amuse un peu trop à noircir les idées
Et la pluie dans les yeux me chavire la vie
Sur mon bel agenda, il y a le soleil
Inventé d’un si rien pour un émoi
De soie
J’horoscope l’Eden à ta terre zodiacale
Tu es planète vraie à mes mots un peu pâles
Un sourire invité ou un rêve déjà fait
Il y a Toi et Moi dans l’émotion- virgule
Qui saisit le goût nu des framboises des bois
Et raconte les nuits d’un Aladin songeur…
J’ai mon tapis volant et mes poèmes à dire
Pour casser les remparts et brûler les colères
Et reposer tes jours d’un habit de lumière
J’ai le souhait des fleurs et des matins turquoise
L’aube des oranges douces et les nuits de velours
Où le monde enfin se libère des fantômes
Et garde à la mémoire l’eau pure des fontaines
Quelques pas qui s’ignorent à suivre le même
Chemin
Peut-être aussi à a folie le même destin
J’ai les heures attendries des tableaux de Matisse
Et les lèvres qui s’ouvrent pour un écho qu’on tisse
D’une couleur forêt où la magie existe
Je n’ai rien qu’un amour qui tient bien dans mon cœur
L’envie banale et folle de figer la mémoire
De souvenirs si beaux que le présent les nomme…
Comme la vie jolie sur une rime résonne
J’ai la mer à l’oreille et ton âme qui entend
Le souffle si fragile des contes bien trop lus
Mais qu’on se lit encore pour croire à l’inconnu
Et j’attends les étoiles pour te donner la main
Vers un autre demain …
© Lisière et les auteur(e)s – 2026